Saint-Jean-du-Doigt tire son nom de la relique (phalange d'un index) de Saint-Jean- Baptiste, conservée dans l'église de la paroisse. Saint-Jean-du-Doigt (autrefois appelé "Traon-Meriadec ou Meriadek") était une trêve dépendant de la paroisse primitive de Plougasnou (ancien évêché de Tréguier).
Traon Meriadec s'est développé autour d'une modeste chapelle tréviale dédiée à Saint- Mériadek, remontant peut-être au XIIème siècle et relevant de l'Eglise mère de Plougasnou.
Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies dont Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel qui composent depuis 1790, la commune de Saint- Jean-du-Doigt. Au XVIIème siècle, Saint-Jean-du-Doigt, ayant son budget et son corps politique, va lutter longtemps contre Plougasnou pour obtenir son autonomie. Ce n'est en fait qu'en 1789 qu'elle deviendra commune indépendante.
On rencontre les appellations suivantes : Sainct Jehan de Tnoumeryadec (en 1533), Saint Jean Traoun-Meriadec (en 1636), Saint Jean du Traon (en 1639), Sainct Jan du Doigt (en 1656).
Note : Saint Mériadec, descendant du roi Conan Mériadec et natif de la Bretagne armoricaine (né en 628 près de Carhaix), aurait bâti son ermitage à l'emplacement de l'église de Stival, près de Pontivy. Il aurait été nommé évêque de Vannes en 659. C'est à la suite de la translation d'une phalange du doigt de Saint Jean-Baptiste (venant de Saint- Jean-de-Daye en Cotentin), au cours du XIVème siècle pendant la guerre de Succession (1341-1365), que son culte fut remplacé à Saint-Jean-du-Doigt par celui de Saint Jean- Baptiste.